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C a m e r o u n
Réunion des experts de l’APPAAPPA à Yaoundé
La 35e réunion ordinaire du Comité des experts de l’APPA s’ouvrece matin à Yaoundé, en prélude à la 25e session du Conseil des ministres prévu vendredi prochain.
Le pétrole sera au coeur de l’actualité cette semaine à Yaoundé, à la faveur de la 25e session du Conseil des ministres de l’Association des producteurs
de pétrole africains (APPA), qui se tient vendredi prochain au Palais des Congrès. Cette rencontre sera précédée aujourd’hui et demain par la 35e réunion ordinaire du Comité des experts de l’APPA, qui est chargé de préparer les décisions à soumettre au Conseil des Ministres. C’est pour lever un coin de voile sur cette association et éclairer les journalistes sur les enjeux de ces assises, que le président en exercice du Conseil des ministres de l’APPA et plénipotentiaire de la République du Cameroun, Adolphe Moudiki, par ailleurs administrateur-directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), a donné hier un point de presse à l’auditorium de l’immeuble-siège de l’entreprise.
On retiendra de ces assises que le Cameroun accueille pour la troisième fois, après celles de janvier 1989 et novembre 1996. Et quelles se tiennent
cette année dans un contexte international difficile, marqué par le niveau exceptionnellement élevé des cours du pétrole brut sur le marché international
qui ont dépassé le seuil de 100 dollars le baril. Cette hausse, a souligné Adolphe Moudiki, a malheureusement des conséquences néfastes sur les économies des pays africains producteurs ou non de pétrole. Parmi ces conséquences, il a cité l’augmentation des prix des produits pétroliers,
souvent à l’origine de l’inflation qui grève le pouvoir d’achat des populations. Le contexte est également marqué par la persistance des difficultés
d’approvisionnement des pays africains en produits pétroliers, et l’insuffisance de l’offre d’énergie dans la plupart des pays africains, ce qui freine leur développement industriel et partant, leur relance économique. Pour Adolphe Moudiki, cette situation interpelle en particulier l’APPA, dont l’un des défis majeurs est le renforcement de la coopération africaine en matière pétrolière et gazière, et qui doit trouver des solutions pour la mise en valeur efficiente des ressources, afin de résoudre les problèmes énergétiques du continent.
Les travaux de Yaoundé situent cette préoccupation
en première ligne, puisque l’un des points inscrits à l’ordre du jour porte sur l’élaboration et l’adoption du septième programme d’actions couvrant
la période 2008-2011. Ce programme devra inclure la recherche des mécanismes susceptibles d’alléger la facture énergétique des pays africains. Les autres points au menu des travaux du Conseil des ministres de l’APPA à Yaoundé portent sur l’adoption du plan d’actions et du budget de l’APPA pour la période 2008/2009, et le renforcement de la structure du secrétariat de l’APPA, organe exécutif de l’association, avec la désignation d’un secrétaire exécutif et de son assistant chargé des affaires administratives et financières.
L’APPA a été créée à Lagos (Nigéria) en 1987. Elle compte aujourd’hui 14 membres, à savoir l’Algérie,
l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Congo, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la Libye, le Nigéria, la République sud-africaine et le Tchad. Ces pays produisent environ 9,9 millions de barils d’huile par jour, et 190 milliards de mètres
cubes de gaz par jour, soit environ 12 % de la production pétrolière mondiale et 6,4 % de la production mondiale de gaz naturel.
Source : Cameroon Tribune
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